samedi 29 novembre 2014

Grains de sable - Collectif des Morts de la Rue Alsace est né !

Voilà, c'est fait, nous avons notre antenne des Morts de la rue...
Nous en sommes extrêmement heureux.

Des Hommages
Bien sûr, nous pourrons dire adieux aux amis disparus et soutenir leurs proches en deuil, mais ça concerne aussi les vivants...

Des constats
Rechercher à dénombrer au plus juste les personnes décédées à la rue, avec comme objectif une meilleure connaissance de cette réalité et tenter de la prévenir en alertant.

Et plein d'autres actions à mettre en place en grandissant.

jeudi 27 novembre 2014

A Colmar l'abandon des personnes précaires est officiel

Chiffre officiel du nombre de sans-abri à Colmar, 30 ... officiel donc indiqué par les associations ... à multiplier par quatre, soit environ 120 ... 
Avec ces méthodes de tripatouillage de la réalité, ne sommes-nous pas dans la non assistance de personnes en danger ? ou plus clairement une mise en danger par un abandon assumé ?
Il ne faut pas froisser le maire et ses adjoints ni les administrés (on n'ose dire citoyens terme galvaudé), il faut taire, cacher ce qui n'est pas "entendable" par les notables.
Après tout on ne parle même pas d'hommes, mais de bons à rien, d'inutiles !
A quoi sommes-nous inutiles pour ces gens là ? inutiles à leur enrichissement direct, inutiles à leur élection, …

Action Sans Abri - ASA
https://www.facebook.com/actions.sans.abri?fref=nf
http://www.actions-sans-abri.org/contact_urgence.htm


mardi 25 novembre 2014

Bataille du textile, pénurie de couvertures : la CUS est-elle en sommeil ? ENQUÊTE

Il y a plusieurs mois de cela nous étions intrigués par des tracts distribués dans toutes les boîtes aux lettres de Strasbourg "récolte de textile à but humanitaire" ...
Lecture d'un article DNA sur la bataille du textile ... et, une évidente pénurie de couvertures en ce moment ...

Voici un résumé de la situation :
4 opérateurs se partagent la collecte en Alsace : colthab (restos du coeur, croix rouge), KFB (Horizon Amitié/Solibat), AEAL, Le Relais.

La ville de Strasbourg et la CUS ne voulaient pas entendre parler de la collecte textile et n'ont accordé aucune autorisation d'occupation de la voie publique jusqu'à aujourd'hui. Dans le même temps, aucun contrôle n'a empêché les poses de bornes sauvages.
Depuis 2012, la question a été soulevée et, c'est l'attente ...

Fin 2013, colthab (restos du coeur, croix rouge), KFB (Horizon Amitié/Solibat) et AEAL, ont profité du flottement à l'approche des élections municipales, pour poser plus d'une centaine de bornes sauvages.
En contactant les mairies de quartier, nous apprenons que les 3 opérateurs avaient simplement décidé de faire une OPA sur la ville.

Début 2014, Le Relais se rapproche d'Emmaüs, ensemble ils tirent la sonnette d'alarme via la presse (DNA).
Une conférence de presse a eu lieu en mars, pendant laquelle le maire a demandé à tous les collecteurs de stopper les poses sauvages. Une semaine après, solibat posait une borne quai des Bateliers en plein centre historique ...

Depuis les élections, plus rien ne bouge à Strasbourg
Certaines communes de la CUS d'après nos informations, auraient signé directement avec l'opérateur de leur choix, mais c'est tout.

Qui sera présent à strasbourg en 2015 si enfin un contrôle de ces récupérateurs est fait ?  
solibat et l'aeal qui bénéficient d'adresses et de la caution sociale monnayées par des associations "caritatives" ? Mais, pas Le Relais ?
• Autres exemples de problèmes pour nous essentiel (déjà dénoncé) : l'aeal est une organisation dont le pays d'origine et le fonctionnement méritent que l'on s'y intéressent, qui ne fait pas d'action sociale et solibat ne pense pas aux bénéficiaires de horizon amitié (couvertures, vêtures d'urgence, ...) puisque n'a même pas négocié un stock a récupérer, ...
• Résultats ? Pénurie de couvertures pour les sans-abri et jusque dans les structures qui ont cédé les stocks récupérés en leur nom.  

Donc, vous l'avez compris, seul Le Relais fourni en couvertures et vêtements à l'heure actuelle nos deux départements !!!
Et si la CUS favorise les associations de son secteur, il sera demandé logiquement à Le Relais, de retirer les bornes des zones qui leur sont attribuées puisque basé à Mulhouse. Dans ce contexte là, il leur sera très difficile de continuer la collaboration avec les associations, mais aussi la distribution de couvertures.

Voilà en résumé, ce qui se passe.
Au bout de cette chaîne d'inactions et d'incompétences, nous retrouvons les sans abri qui encore une fois se retrouvent impuissants face à des intérêts financiers qui les laissent sur le carreau sans même une couverture.

Nous ne pouvons accepter cette situation !

lundi 24 novembre 2014

Je croise mille visages

Pour bien comprendre la réalité des personnes touchées par l'extrême pauvreté et abandonnées à la rue, il faut s'en imprégner.
On apprend beaucoup des autres et des rencontres. Moi, j'ai vu une maraude de Médecins du Monde apporter des soins à un homme mal en point. J'ai entendu un bénévole lui parler doucement pour le tenir éveillé, en lui tenant la main.
Lors d'une distribution de repas à Abribus, j'ai vu un jeune en belle santé au milieu d'hommes et de femmes, cassés, fatigués. Sa seule présence calmait une tension inévitable par le trop plein de ventres affamés.
J'ai rencontré à la Place Kléber des jeunes dont la place n'était pas à la rue, les nouveaux visages des laissés pour compte ; ceux qui n'entrent pas dans le moule. Je croise des personnes âgées qui ont travaillé toute leur vie et qui ne peuvent, avec leur maigre retraite, manger à leur faim. Je croise les doigts pour que leur logement soit préservé. Je croise chaque jour la belle Polonaise qui rêvait pour ses enfants d'une vie meilleure. Derrière la gare, sur le parking, il y a Patrick, un travailleur pauvre qui dort dans sa voiture. A Neudorf, il y a un ancien ferrailleur qui me raconte sa vie d'avant. Et cette fille, à peine 20 ans que sa famille a rejeté. Je croise, chaque jour, des gens qui veulent et qui tentent de se faire une place dans la société. Je croise mille visages. Le mien dans le reflet d'une vitre.

Mô (pour Valérie et les autres)
http://poesiesansdomicile.blogspot.fr/

Projet (S)DF // En’Train - Bilan et perspectives (VIDÉO ENSAS)


Ce qui était au départ un cas d’études pratique proposé à des étudiants en première année de Master de l’École d’Architecture de Strasbourg, a su depuis capter l’attention des pouvoirs publics en proposant des solutions concrètes d’habitat à destination des personnes «Sans Domicile Fixe».
Dans la continuité de la table ronde qui s’est tenue à l’École en novembre 2013 et de l’exposition organisée en janvier dernier, l’enseignant Markus Hastenteufel, ses étudiants et le collectif des SDF d’Alsace rouvre les discussions et présentent l’avancement et les évolutions du projet.

dimanche 23 novembre 2014

Strasbourg réduit le périmètre de survie des sans-abri

Capitale de l'europe, capitale Noël, capitale de la fusion, ... Capitale de la misère malmenée sournoisement avec l'air de ne pas y toucher.
Personne ne dit rien ouvertement, personne ne dénonce. Ça papote entre soi dans les couloirs, ça se tire dans les pattes en douce, mais ça se congratule en réunion et ça se fait des petites sauteries dont on voit les photos sur facebook.
Et le mélange des genres n'est jamais loin !

Les sans-abri subissent directement cette ambiance pourrie. Quand l'incompétence croise les francs-tireurs ça ne donne rien.

Rien ne se fait, rien n'avance, rien n'est pensé intelligemment dès lors qu'il s'agit de la population la plus fragile.

Vous emmenez des projets clef en main à strasbourg ? ; rien, sauf à se faire piquer ses idées, ...
Vous n'avez pas des "amis influents" comme s'en vantent certains ? ; rien, sauf à y voir des associations qui crèvent d'une "concurrence" malhonnête, prête à tout pour récupérer sa part de pauvres.

En attendant le périmètre de la ville se réduit à une petite portion... 
Le centre nous est complètement interdit, les ponts sont fermés, les berges bloquées, ... pour des raisons de sécurité. 
Cette sécurité qui nous envoie mourir ailleurs, éloignés de ce qui nous maintient en survie.

Strasbourg réduit les distributions de repas aux sans-abri

à Strasbourg depuis des années, l'association "Abribus, pour une vie sans faim" distribue des repas aux SDF. La ville lui a supprimé des stationnements, compliquant son travail et pénalisant les sans-abri.
Pour "compenser" Abribus ne se voit proposer que des endroits impraticables, sombres, alors que distribuer et manger dans la rue sans protection est assez difficile pour tous.
La ville de Strasbourg en affaiblissant Abribus affaiblie tous les SDF qui se retrouvent à 200 sur une distribution de repas...
Le seul stationnement que nous exigeons, nous les utilisateurs, est celui de la gare. Abribus l'a sollicité il y a fort longtemps sans succès ! Pourtant, il a été cédé à une nouvelle association. 
Nous rappelons à Roland Ries que la semaine compte sept jours, Abribus à sa place à la gare.