Tranquille à la gare parce qu'il m'est devenu impossible de supporter le froid. En plus il pleut, la manche sera mauvaise. Inutile de s'infliger ça.
Je vais du côté du marchand de café, il lui arrive de filer des viennoiseries.
A une table un couple de vieux, l'air aimable...
Un flot d'insultes immédiat fuse de la bouche du type. Je n'ai rien vu venir, rien senti chez ce gars.
Saloperie, bon à rien, va crever, ... Et lorsque je me suis dirigé vers lui sans autre intention que de discuter "fait attention sale merde, tu ne sais pas qui je suis" ... ça m'a stoppé net. Une baffe et je l'envoie au tapis, mais je suis pacifiste.
Alors je l'ai regardé droit dans les yeux, sans bouger, longtemps, jusqu'à ce qu'il cède et parte avec sa femme une petite vieille affolée.
jeudi 18 décembre 2014
la Croix Rouge en goguette
Bon, les copains n'arrêtaient
pas de dire que la maraude de la Croix Rouge qui a reprit pour quelques mois d'hiver
était invisible. On l'avait surnommée Casper. En fait, il vaut mieux en
rire, mais la Croix Rouge ne fera maraude
qu'un seul jour par semaine ... On a oublié lequel, on s'en fiche ça ne
change rien pour nous. Maraude incertaine, vite fait, café tiède quand
tu veux dormir... Pas de quoi bouger de son coin tranquille.
A Strasbourg, l'action sociale ne répond pas
Bref, on s'offre la séquence souvenir ... Le 115 ne répond pas, le 115 est débordé ; ras-le-bol d'entendre ça.
Cette année il y a des droits de retrait ; bravo mais nous attendons la contagion à toutes les villes.
En décembre 2011, le collectif et sa porte parole Monique Maitte mettait le nez dans le fonctionnement du SIAO, le fameux super 115. En s'invitant à leur AG...
Article du 3/12/11
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/strasbourg-laboratoire-de-l-105073
Il a été facile de pointer la première ineptie de ce truc qui ne comporte comme membres que des directeurs d'associations d'hébergement qui sont libres de faire de qu'ils veulent.
Dans ces réunions, nombreuses ou elles viennent à longueur d'année, seules à être écoutées, refusant la présence de leurs salariés, travailleurs sociaux et bien sûr celle des personnes concernées. Dans ces moments là, elles vont s'exprimer d'une même voix.
Bien que, un article paru dans les DNA la veille avait offert au sous-préfet de l'époque l'occasion de faire un caca nerveux. Cet article ne disait que des vérités, presque gentillettes, au vue de la situation catastrophique. Le mec qui avait osé parler, présent, s'est fait balayé "article déjà périmé" ; ces mots venaient de la responsable EELV du service de l'action sociale de la Ville. Scandaleuse inertie.
Les protestations ne porteront que sur le manque de moyens. Sempiternelle ritournelle. Déjà à l'époque le "tri" était officialisé, ils parlaient de sans-abri de droit commun et de sans-abri de droit d'asile. Déjà on "favorisait" les familles au détriment des personnes isolées qui pouvaient attendre. Une gestion de la misère clairement assumée par tous.
Ils évoquaient le manque de places, le manque de moyens chacun à leur tour ; leur grande préoccupation de toujours. Pas un mot sur l'ignominie du plan hivernal, rien sur la gestion aux températures. Pas un mot sur la marchandisation du travail social, sur la place faite à la Fondation Auteuil au sein de l'Estes.
La ville de Strasbourg représentée par Marie-Dominique Dreyssé n'avait rien à dire et n'en a tiré aucun enseignement.
Rien n'a été fait sinon que le SIAO ne fonctionne toujours pas, ou plutôt a mit en place sa méthode de travail pour que chaque association bénéficie de quelques places. Le fonctionnement ressemble à un jeu de loterie. On choisit pour les rares places libres au hasard, au numéro en fait, la personne qui pourra souffler quelques jours.
Dans d'autres villes, les structures ne choisissent pas elles-mêmes les personnes qui vont bénéficier d'une place libre. Pourquoi pas à Strasbourg, ça éviterait tous ces abus de pouvoir ?.
Le collectif SDF Alsace, détesté, décrié, avait permis que l'idée de la mise à disposition des logements voués à la démolition entre dans ce dispositif hivernal. Une rencontre avec Philippe Bies, adjoint au logement à l'époque, aujourd'hui député, avait suffit. Une seule. Il a fait ça tranquillement, en négociant avec un autre sous-préfet, aussi extraordinaire que lui. Monsieur Boisson, on ne l'oublie pas.
Croyez-vous qu'être porteur d'idée à calmer le jeu ?. Non, ces gens là sont ce qu'ils sont, des gestionnaires en place depuis trop longtemps. Et, en muselant les travailleurs sociaux, ils font taire la créativité, l'ingéniosité, ils font taire la vie. C'est grave lorsqu'on se targue de travailler sur de l'humain.
Ou sont-ils les travailleurs sociaux ? Pourquoi ne rejoignent-ils pas la gnogne de toulouse, de l'isère, de lyon ?. On peut comprendre que ceux qui sont à leur poste de puis 20 ou 30 ans attendent tranquillement la retraite. Ils la passeront avec ceux qui furent leur maître.
Les autres ? En ont-ils rien à foutre ce qui nous arrive ?.
Mais le plus choquant est sans-doute l'ambiance délétère qui règne entre ces dirigeants. Nous refusons de l'accepter, nous ne trouvons pas cela "normal". Non, il n'est pas normal d'entendre circuler mille critiques dans les couloirs à visages cachés. Il n'est pas normal d'apprendre ou de constater que des saloperies sont couvertes, doivent rester secrètes parce qu'ils sont incapables de parler des humains dans leurs diversités. Il n'est pas normal de voir ses gens se congratuler en public, se réjouir de leurs réussites alors qu'il y a tant de choses à améliorer.
Il n'est pas normal que sans ce secteur "humanitaire et social" l'hypocrisie règne derrière une vitrine qui commence à se craqueler.
De plus en plus de petites associations travaillent ensemble, se soutiennent, dans la discrétion. Loin de ses machines à gaz que sont devenues les grandes, leur objectif est simple ; nous voulons que ça fonctionne, nous voulons répondre à des demandes urgentes et immédiates.
C'est le 2e mandat de la municipalité et rien de pérenne, rien de stable n'a été réalisé, en dehors de quelques aménagements, un petit chantier de 12 places par ci, un ajout de Plai par là. C'est bien, mais on reste loin du compte. La modestie nous oblige à ne pas fanfaronner béatement et à répéter que Strasbourg doit faire face à une catastrophe humanitaire et sociale qui est là.
Cette année il y a des droits de retrait ; bravo mais nous attendons la contagion à toutes les villes.
En décembre 2011, le collectif et sa porte parole Monique Maitte mettait le nez dans le fonctionnement du SIAO, le fameux super 115. En s'invitant à leur AG...
Article du 3/12/11
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/strasbourg-laboratoire-de-l-105073
Il a été facile de pointer la première ineptie de ce truc qui ne comporte comme membres que des directeurs d'associations d'hébergement qui sont libres de faire de qu'ils veulent.
Dans ces réunions, nombreuses ou elles viennent à longueur d'année, seules à être écoutées, refusant la présence de leurs salariés, travailleurs sociaux et bien sûr celle des personnes concernées. Dans ces moments là, elles vont s'exprimer d'une même voix.
Bien que, un article paru dans les DNA la veille avait offert au sous-préfet de l'époque l'occasion de faire un caca nerveux. Cet article ne disait que des vérités, presque gentillettes, au vue de la situation catastrophique. Le mec qui avait osé parler, présent, s'est fait balayé "article déjà périmé" ; ces mots venaient de la responsable EELV du service de l'action sociale de la Ville. Scandaleuse inertie.
Les protestations ne porteront que sur le manque de moyens. Sempiternelle ritournelle. Déjà à l'époque le "tri" était officialisé, ils parlaient de sans-abri de droit commun et de sans-abri de droit d'asile. Déjà on "favorisait" les familles au détriment des personnes isolées qui pouvaient attendre. Une gestion de la misère clairement assumée par tous.
Ils évoquaient le manque de places, le manque de moyens chacun à leur tour ; leur grande préoccupation de toujours. Pas un mot sur l'ignominie du plan hivernal, rien sur la gestion aux températures. Pas un mot sur la marchandisation du travail social, sur la place faite à la Fondation Auteuil au sein de l'Estes.
La ville de Strasbourg représentée par Marie-Dominique Dreyssé n'avait rien à dire et n'en a tiré aucun enseignement.
Rien n'a été fait sinon que le SIAO ne fonctionne toujours pas, ou plutôt a mit en place sa méthode de travail pour que chaque association bénéficie de quelques places. Le fonctionnement ressemble à un jeu de loterie. On choisit pour les rares places libres au hasard, au numéro en fait, la personne qui pourra souffler quelques jours.
Dans d'autres villes, les structures ne choisissent pas elles-mêmes les personnes qui vont bénéficier d'une place libre. Pourquoi pas à Strasbourg, ça éviterait tous ces abus de pouvoir ?.
Le collectif SDF Alsace, détesté, décrié, avait permis que l'idée de la mise à disposition des logements voués à la démolition entre dans ce dispositif hivernal. Une rencontre avec Philippe Bies, adjoint au logement à l'époque, aujourd'hui député, avait suffit. Une seule. Il a fait ça tranquillement, en négociant avec un autre sous-préfet, aussi extraordinaire que lui. Monsieur Boisson, on ne l'oublie pas.
Croyez-vous qu'être porteur d'idée à calmer le jeu ?. Non, ces gens là sont ce qu'ils sont, des gestionnaires en place depuis trop longtemps. Et, en muselant les travailleurs sociaux, ils font taire la créativité, l'ingéniosité, ils font taire la vie. C'est grave lorsqu'on se targue de travailler sur de l'humain.
Ou sont-ils les travailleurs sociaux ? Pourquoi ne rejoignent-ils pas la gnogne de toulouse, de l'isère, de lyon ?. On peut comprendre que ceux qui sont à leur poste de puis 20 ou 30 ans attendent tranquillement la retraite. Ils la passeront avec ceux qui furent leur maître.
Les autres ? En ont-ils rien à foutre ce qui nous arrive ?.
Mais le plus choquant est sans-doute l'ambiance délétère qui règne entre ces dirigeants. Nous refusons de l'accepter, nous ne trouvons pas cela "normal". Non, il n'est pas normal d'entendre circuler mille critiques dans les couloirs à visages cachés. Il n'est pas normal d'apprendre ou de constater que des saloperies sont couvertes, doivent rester secrètes parce qu'ils sont incapables de parler des humains dans leurs diversités. Il n'est pas normal de voir ses gens se congratuler en public, se réjouir de leurs réussites alors qu'il y a tant de choses à améliorer.
Il n'est pas normal que sans ce secteur "humanitaire et social" l'hypocrisie règne derrière une vitrine qui commence à se craqueler.
De plus en plus de petites associations travaillent ensemble, se soutiennent, dans la discrétion. Loin de ses machines à gaz que sont devenues les grandes, leur objectif est simple ; nous voulons que ça fonctionne, nous voulons répondre à des demandes urgentes et immédiates.
C'est le 2e mandat de la municipalité et rien de pérenne, rien de stable n'a été réalisé, en dehors de quelques aménagements, un petit chantier de 12 places par ci, un ajout de Plai par là. C'est bien, mais on reste loin du compte. La modestie nous oblige à ne pas fanfaronner béatement et à répéter que Strasbourg doit faire face à une catastrophe humanitaire et sociale qui est là.
Entre temps la "question des Roms" est arrivée avec son lot de bêtises, de vacuité, de mensonges, d'ambitions, ... et un pactole de 800.000 euros !
Nous avons des projets d'habitat. Ils attirent des convoitises, mais pour en faire quoi? Un énième hébergement avec accompagnement et toutes les dérives qui vont avec ?. Les personnes sans-abri ont mille visages, mille préoccupations. Travailler sur l'humain c'est aussi cesser de nous mettre tous dans ce même sac fourre tout "SDF". Travailler sur l'humain c'est avoir des convictions, c'est un engagements et il suffit de revenir aux fondamentaux…
Le ménage doit être fait dans ces services, des changements doivent être imposés. MAINTENANT.
samedi 13 décembre 2014
le stagiaire de rue89, le buzz, le textile et les sans-abri
Certains articles apparaissent longtemps après la bataille et donnent
cette impression de vouloir récupérer le truc qui marche, suivre le bon
filon, se faire mousser au passage.
Un article DNA sur la filière textile en début d'année passe presque inaperçue ; le "public ne réagit pas. Dommage car il anticipait largement sur une situation qui s'aggrave.
En
fin d'année 2013 nous étions montés au créneau pour dénoncer des tracts
de collectes de textile distribués partout dans Strasbourg.
Après quelques vérifications il s'est avéré qu'il s'agissait d'entreprises étrangères qui avaient acheté la possibilité de mettre un nom "social" sur leurs tracts ; le fameux "but humanitaire et social" dont tous se vantent avec les résultats que nous voyons. Proches du zéro pour les personnes concernées.
Et puis, dernièrement, nous constatons sur Strasbourg une pénurie de couvertures, au moment même ou l'hiver nous tombe dessus.
Et
puis il y a cette émission "de l'or dans vos armoires" et le brouhaha
qu'elle a entrainé, sans effet sur ce business "social et humanitaire"
et les magouilles d'entreprises louchent derrière.
Bref, une convergence d'informations qui méritaient que l'on se pose la question : et ici, au local, d'ou vient cette pénurie ?.
Car, faut-il vous le rappeler, nous partons toujours du problème, des difficultés que subissent les sans-abri qui sont les lésés de ces buts humanitaires etc.
On fait une enquête et on écrit notre article le mardi 25 novembre 2014
Enquête est un bien grand mot, puisqu'il nous a suffit de poser des questions simples aux personnes directement intéressées par le sujet : collecteur, travailleurs sociaux, hébergements, sans-abri, ...
Apparemment le stagiaire de Rue89 n'a pas eu besoin de contacter ces personnes ou s'est contenter de reprendre le filon en suivant son idée ; l'article vite fait.
Il semble que pour Rue89 Strasbourg un article écrit est écrit, on ne revient pas dessus. La possibilité de laisser des commentaires et donc de rendre visite et de nourrir le compteur suffisent.
On est de grands naïfs.
Il nous semble toujours que jouer avec la vie des gens, va forcément passer avant tout.
Car cet article vient mettre un voile noir sur notre combat contre cette pénurie de couvertures criminelle.
Article à charge contre la seule structure qui joue encore le jeu pendant que les autres se goinfrent de quelques euros !
Cet article nauséabond ne dit pas un mot sur les liens qui unissent Le Relais à différentes associations : Abribus, Médecins du
Monde, Casas, la Maison Mimir et le Collectif SDF depuis peu.
Et cette solidarité qui est aussi la philosophie du Relais se retrouve dans la distribution de plus de 600 couvertures à Strasbourg en 2014. N'est ce pas amusant de penser que Le Relais donne des couvertures à des associations qui les vendent au poids, oublieuses des "usagés" ?.
Et bien sûr, pas un mot sur la concurrence déloyale de ces entreprises étrangères qui se fichent ouvertement des "précaires" et de nos élus qui ne bougent toujours pas. Elles posent donc, jusque dans nos quartiers historiques des bornes de collecte non autorisées. Pourquoi se géner, Strasbourg se laisse envahir de tous les côtés
Le profit est leur unique objectif. Un profit immédiat par la revente à l’export des vêtements
collectés grâce aux dons des particuliers et ce avec l'aide d'associations qui ont oublié les fondamentaux de leur mission.
Nous, on peut donc se geler, être là dans un coin, transis de froid. Le stagiaire est content... Il va faire quoi ce mec le jour ou il recevra sa carte de presse ?.
jeudi 11 décembre 2014
Collecte de denrées alimentaires pour les SANS ABRI de Strasbourg
Nous organisons cette année, une collecte de denrées alimentaires.
La situation à Strasbourg est mauvaise pour nous tous.
Nous récoltons et avons plus que jamais, besoin d’aliments pour les petits déjeuners, comme chocolat, café, miel, lait, etc… et de produits cuisinés ; plats et conserves (nous acceptons tout).
Ainsi que des produits d’hygiène corporelle, comme des savons, shampoing, …
Et nous réitérons un appel pour des couvertures ou sacs de couchage.
Contacts : collectifsdfalsace@gmail.com
La situation à Strasbourg est mauvaise pour nous tous.
Nous récoltons et avons plus que jamais, besoin d’aliments pour les petits déjeuners, comme chocolat, café, miel, lait, etc… et de produits cuisinés ; plats et conserves (nous acceptons tout).
Ainsi que des produits d’hygiène corporelle, comme des savons, shampoing, …
Et nous réitérons un appel pour des couvertures ou sacs de couchage.
Contacts : collectifsdfalsace@gmail.com
vendredi 5 décembre 2014
Le scandale de la mise à l'abri des sans-abri
SCANDALEUX : des gymnases, des chambres d'hôtel, des salles de mairies transformées en accueil de nuit, ... une multitude de "solutions" indignes, inefficaces et onéreuses ; tous ces gens retourneront à la rue dans cinq mois après avoir seulement passé quelques nuits au chaud.
Pour que la pilule passe on donne des mots à manger aux bonnes âmes : renforcement, dispositif, coordination et mobilisation.
Mais ce n'est que du vent !
Les mots sont déplacés mais ne changent pas, les gens ne changent pas, ni les dispositifs, ni les méthodes. Le système est foutu, à bout de souffle et nos politiciens soufflent sur les braises en fermant les yeux sur le nombre de morts de la rue, sur les enfants, ...
Ce système de gestion des sans-abri que les associations "en colère" assument est un cercle vicieux dans lequel on nous enferme.
Personne ne peut venir de lui-même, il faut obligatoirement passer par une de ces associations gestionnaires.
Les sites ouvrent entre 18 et 19 heures, et les sans-abri y restent jusqu'au lendemain 8 ou 9 heures, où ils sont remis à la rue après un petit-déjeuner dans le meilleur des cas.
Les temps d'hébergement sont de 1 jour ou 3 jours. Parfois trois semaines. Ensuite, il faut retourner vers la structure qui l'a orienté pour être réinscrit. Et attendre une hypothétique place.
L'Etat dépense environ 1,3 milliard d'euros, dont 170 millions pour payer des chambres d'hôtel ou on ne peut cuisiner, ou les enfants dorment avec les parents, ou on ne tient pas compte des lieux de scolarité ou d'emploi.
Des millions gaspillés, qui partent dans des poches sans fond.
Cette inutile non-politique, ce manque évident de volonté fait que ce budget est en constante augmentation. Une hausse qui reflète l'explosion de la précarité.
Le nombre de sans-abri a augmenté de 44% en 11 ans en France. Le nombre des décès augmentent lui aussi...
Les logements aidés manquent, les loyers sont trop élevés, les marchands de sommeil sont là et la justice absente, les créations d'associations explosent, ...
Nous sommes évacués des villes, des ponts, les dispositifs anti sans-abri explosent, les squats évacués, la justice qui nous enferment pour délit de pauvreté, de plus en plus d'arrêtés sont pris par des maires pour préserver le business ...
Tous des criminels, tous sont responsables !
Non ce n'est pas un problème de moyens, c'est un problème purement politique... S'occuper des "pauvres" n'est pas vendeur aujourd'hui et puis nous sommes plus gouvernés par des techniciens que par des hommes, alors....
Pour que la pilule passe on donne des mots à manger aux bonnes âmes : renforcement, dispositif, coordination et mobilisation.
Mais ce n'est que du vent !
Les mots sont déplacés mais ne changent pas, les gens ne changent pas, ni les dispositifs, ni les méthodes. Le système est foutu, à bout de souffle et nos politiciens soufflent sur les braises en fermant les yeux sur le nombre de morts de la rue, sur les enfants, ...
Ce système de gestion des sans-abri que les associations "en colère" assument est un cercle vicieux dans lequel on nous enferme.
Personne ne peut venir de lui-même, il faut obligatoirement passer par une de ces associations gestionnaires.
Les sites ouvrent entre 18 et 19 heures, et les sans-abri y restent jusqu'au lendemain 8 ou 9 heures, où ils sont remis à la rue après un petit-déjeuner dans le meilleur des cas.
Les temps d'hébergement sont de 1 jour ou 3 jours. Parfois trois semaines. Ensuite, il faut retourner vers la structure qui l'a orienté pour être réinscrit. Et attendre une hypothétique place.
L'Etat dépense environ 1,3 milliard d'euros, dont 170 millions pour payer des chambres d'hôtel ou on ne peut cuisiner, ou les enfants dorment avec les parents, ou on ne tient pas compte des lieux de scolarité ou d'emploi.
Des millions gaspillés, qui partent dans des poches sans fond.
Cette inutile non-politique, ce manque évident de volonté fait que ce budget est en constante augmentation. Une hausse qui reflète l'explosion de la précarité.
Le nombre de sans-abri a augmenté de 44% en 11 ans en France. Le nombre des décès augmentent lui aussi...
Les logements aidés manquent, les loyers sont trop élevés, les marchands de sommeil sont là et la justice absente, les créations d'associations explosent, ...
Nous sommes évacués des villes, des ponts, les dispositifs anti sans-abri explosent, les squats évacués, la justice qui nous enferment pour délit de pauvreté, de plus en plus d'arrêtés sont pris par des maires pour préserver le business ...
Tous des criminels, tous sont responsables !
Non ce n'est pas un problème de moyens, c'est un problème purement politique... S'occuper des "pauvres" n'est pas vendeur aujourd'hui et puis nous sommes plus gouvernés par des techniciens que par des hommes, alors....
mercredi 3 décembre 2014
Pénurie de couvertures, de sacs de couchage ; suite
La suite = aucune réaction à nos interpellations.
Lire notre article : http://sdf-alsace.blogspot.fr/2014/11/bataille-du-textile-penurie-de.html
Lire notre article : http://sdf-alsace.blogspot.fr/2014/11/bataille-du-textile-penurie-de.html
L’hiver arrive et déjà les stocks s’épuisent. Il faut des couvertures, des sacs de couchage, mais aussi des vestes chaudes, des bonnets et des gants.
Deux solutions, vous nous contactez et nous organisons une rencontre, mais vous pouvez déposer dans une borne Le Relais ! et uniquement celle là car la seule a respecter les règles ... Les dons seront triés et serviront à réchauffer les plus démunis.
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